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"Ensemble Instrumental Traditionnel Arménien Sayat Nova".
Extrait de la vidéo "Les Arméniens" filmée
au restaurant "Yar" à Paris le 7 juin 1969.
Mis en ligne sur YouTube par Traditions-Rencontre.

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L'"Ensemble Instrumental Traditionnel Arménien Sayat Nova"
au restaurant "Yar" à Paris le 7 juin 1969


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Affiches, Photos et Liste des Musiciens

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ENSEMBLE INSTRUMENTAL TRADITIONNEL ARMENIEN SAYAT NOVA

De gauche à droite et de haut en bas :
Gérard Indjéyan, Doudouk ; Ara Madilian, dam Doudouk ;
Ardachès Guédikian, Oud ; Gérard Sourénian, Tar ;
Pierre-Henri Cauzic, Dhol ; Jean-Pierre Nergararian, Kamantcha ;
Gérard Madilian, Doudouk ; Edmond Hourdan, Saz ; Lorys Tildian, Tar ;
Siranouche Hourdan, Chant et Kanon ; Elisabeth Davidian,
Danse solo et Kanon ; Aïda Nergararian, Kanon.


L' ENSEMBLE INSTRUMENTAL TRADITIONNEL ARMENIEN SAYAT NOVA,
du nom du grand ménestrel arménien du XVIIIème siècle
Haroutioun SAYATIAN, dit "SAYAT NOVA", fut fondé à Paris
en 1964, sous l'impulsion du compositeur de musique
Avédis K. MESSOUMENTZ, par trois jeunes amis, Jean-Pierre
NERGARARIAN au Kamantcha et à la direction musicale,
Gérard SOURENIAN au Tar, et de Ardachès GUEDIKIAN au Oud.

Durant de nombreuses années, Monsieur MESSOUMENTZ a continué à contribuer
en tant que directeur artistique au développement de l'Ensemble.

Seul en Europe occidentale pendant les premières années de sa création,
l'Ensemble n'a exclusivement utilisé que des instruments traditionnels
arméniens authentiques et originaux, dont certains sont très anciens,
et sur lesquels il a interprété la musique et les danses traditionnelles,
et les chants des ménestrels arméniens, caractérisés par des modes
anciens et des rythmes composés très riches (6/8, 5/8, 7/8, 9/8, 12/8.

Il a été composé, suivant les périodes, de trois jusqu'à quatorze musiciens
parmi lesquels on a compté une chanteuse, Siranouche HOURDAN et une danseuse
soliste, Elisabeth DAViDIAN, qui jouaient également toutes deux du Kanon.

Il s'est produit pour la première fois à la Sorbonne à Paris
en mars 1965, à l'occasion du "Gala des Peuples qui Chantent"
organisé annuellement par Madame Hayganouch TOROSSIAN.

Il a participé par la suite à de très nombreuses manifestations
arméniennes à Paris, en province et dans plusieurs pays d'Europe.

En février 1967, il a participé à un gala à Bruxelles.

Le 7 juin 1969, il est passé pour la première fois à la Télévision
Française dans l'émission d'Albert RAISNER "Samedi et Compagnie",
enregistrée en avril au restaurant Yar à Paris.

En août 1972, il a participé à l'émission de télévision "Epinettes
et Guimbardes" avec Lionel ROCHEMAN, et à une autre, peu de temps après,
en actualités régionales à Nancy, également avec Lionel ROCHEMAN.

La même année, en novembre, il a remporté le Premier Prix de Musique
Traditionnelle au Vlème Festival d'Arts et de Culture
de la J.A.F. (Jeunesse Arménienne de France).

L'Ensemble a enregistré aussi en novembre 1972 un disque
33⅓ tours 30 cm qui a été très rapidement épuisé.

Le 18 juin 1973, l'Ensemble a joué à l'OLYMPIA, à l'occasion d'un
Musicorama-Hootenanny exceptionnel de Lionel ROCHEMAN, puis, toujours
avec Lionel ROCHEMAN la même année, en octobre à une soirée du Pop-Club
de José ARTHUR, et le 18 décembre à un Hootenanny à la Taverne de l'Olympia.

En février 1975, il a participé à un gala du "Lions Club
International" à Courbevoie (région parisienne).

En juin, il a joué lors d'une réception, télévisée par Gérard STEPHANESCO,
de Sa Sainteté le Catolicos de Tous les Arméniens
VAZGUEN ler, au château de Bourseaux en Champagne.

L'Ensemble a également participé à plusieurs autres
émissions télévisées de Gérard STEPHANESCO, notamment
à l'Eglise Catholique Arménienne rue du Perche à Paris.

En août 1975, il a participé pendant quatre jours aux "Rencontres Musicales
de la Vallée de l'Ubaye" à Barcelonnette dans les Alpes-de-Haute-Provence.

Enfin, après un nouveau passage à la télévision en novembre 1982,
l'Ensemble a participé avec 12 musiciens à un concert enregistré par
Radio France au théatre du RANELAGH à Paris en 1983.

Plusieurs des instruments utilisés par l'Ensemble ont été obtenus grâce
à un contact, dès sa fondation, avec le "Comité pour les Relations
Culturelles avec les Arméniens de la Diaspora" de la RSS d'Arménie.

Voici les principales caractéristiques des instruments qui ont été les plus
couramment utilisés par l'Ensemble (vous pouvez également voir ces
caractéristiques plus détaillées dans le livre cité plus bas de
Gérard Madilian "La Musique Instrumentale Traditionnelle Arménienne"
que l'on peut consulter sur le site ArmenTrad en pressant le bouton
"Consultation en numérique" à l'adresse "ArmenTrad.org/LivresFr.htm") :

- Le "KAMANTCHA", est une viole à pique, avec un corps sphérique creusé
dans la masse et recouvert sur sa face antérieure d'une peau de poisson
(silure) ou de péricarde de veau, et un manche rond sans frettes.
Ses quatre cordes métalliques sont frottées à
l'aide d'un archet tendu manuellement.
L'instrument se joue verticalement, posé sur la cuisse
par l'intermédiaire de sa pique métallique.
C'est un instrument soliste ou de trio en formation avec un Tar et un Dap,
ou bien d'accompagnement du chant très utilisé par les ménestrels arméniens.

- Le "TAR", est un luth à manche long d'origine persane fretté de
ligatures dont certaines forment des cases permettant de varier les
notes par commas afin de jouer sur les modes orientaux.
Il a un corps en forme de 8 aussi profond que large, creusé dans la
masse, et dont les faces antérieures sont recouvertes d'une
peau de poisson (silure) ou de péricarde de veau.
Le nombre de ses cordes métalliques est de six en Iran, mais sa
version caucasienne a onze cordes (six mélodiques et cinq
en bourdon) dont dix couplées et une basse seule.
L'instrument, toujours dans sa version caucasienne, se tient sur
les bras et non posé sur la cuisse comme en Iran, et se joue
à l'aide d'un petit médiator en corne ou en ébène.
C'est aussi un instrument soliste ou de trio en formation
avec un Kamantcha et un Dap, ou bien d'accompagnement
du chant très utilisé par les ménestrels.

- L' "OUD", est un luth à manche court sans frettes terminé par un
chevillier à angle droit, avec un corps volumineux semi-piriforme.
Il a onze cordes en nylon (boyau à l'origine),
dont dix couplées et une basse seule.
L'instrument se joue à l'aide d'une plume d'aigle
ébarbée et aplatie servant de médiator.
Il est surtout utilisé dans les ensembles traditionnels
arméniens comme basse mélodique ou rythmique.

- Le "KANON", apparenté à la cithare, a la forme d'un trapèze
rectangle, et son chevalet repose sur une peau rectangulaire.
Il a entre soixante-douze et soixante-quinze cordes en nylon (anciennement
en boyau) en général groupées au nombre de trois par note.
On peut changer la tonalité grâce à des petits sillets basculants
permettant de monter ou descendre la note d'un demi-ton, et qui
peuvent même permettre sur certains Kanon par leur multiplication
sur chaque groupe de cordes une musique modale en variant la note par commas.
Il se joue à plat sur les genoux à l'aide de deux médiators en corne
ou en écaille fixés à chaque index par une bague métallique.
C'est un instrument de solo ou d'accompagnement qui peut se jouer
à deux voix, et qui est largement employé, (jusqu'à plus de quatre
ou cinq), dans les ensembles traditionnels en Arménie.

- Le "SAZ", est un luth à manche long fretté de ligatures, apparenté
au Bouzouki, et qui a un corps semi-piriforme aussi profond que large.
Il a six cordes métalliques couplées, et se joue à l'aide d'un médiator souple.
C'est un instrument d'accompagnement du chant
également très utilisé par les ménestrels.

- Le "DOUDOUK", est un genre de haubois en abricotier à perce cylindrique
et grosse anche en roseau aplatie à une extrémité et creuse formant anche double.
Il est percé de huit ou neuf trous au dessus, et un au dessous.
Le son en est grave et chaud, rappelant un peu celui du cor anglais
ou du registre grave de la clarinette, mais en beaucoup plus velouté.
C'est un instrument soliste très répandu dans les régions
d'Arménie, ainsi que dans les ensembles traditionnels.
Il est la plupart du temps accompagné par le
bourdon d'un second Doudouk et par un Dhol.

- Le "TOUTAK" ou "CHVI", est une flûte arménienne à bec, avec une bague
métallique règlant l'accord, et un timbre à deux registres : aigu et suraigu.
Cet instrument soliste apporte beaucoup de coloration aux mélodies,
et est de ce fait très important pour la sonorité
générale des ensembles instrumentaux traditionnels.

- Le "DHOL", est une percussion caucasienne en forme de tambour
à deux faces recouvertes par une peau de veau ou de
chèvre, avec une profondeur presque égale au diamètre.
Les peaux, cousues sur deux cercles métalliques, sont tendues par des
cordelettes, et se frappent avec les doigts ou à pleines mains, ou à l'aide
de deux baguettes (une fine et une plus grosse) particulièrement
lors de l'accompagnement du Zourna dans les campagnes.
L'importance du Dhol est primordiale du point de vue rythmique dans les
ensembles traditionnels où il est souvent présent par deux voire plus.

L'ensemble a employé aussi par intermittence
d'autres instruments traditionnels tels que :

- Le "ZOURNA", qui est un hautbois apparenté à une grande bombarde,
a une perce cônique et une petite anche creuse en roseau
aplatie à une extrémité et formant anche double.
ll est très puissant, avec deux registres (aigu et suraigu),
et est presque toujours accompagné par le bourdon d'un second
Zourna et le rythme du Dhol souvent frappé avec des baguettes,
particulièrement lors des fêtes ou des mariages dans les villages.

- Le "SRING", et le "BLOUL", qui sont des flûtes ouvertes au son velouté.

- Le "PKOU", qui est un haubois droit à petite anche simple.

- Le "PARKAPZOUK"ou "TIK", qui est une cornemuse arménienne
surtout utilisée dans les campagnes lors des fêtes.

- Le "SANTOUR", qui est apparenté au cymbalum, et est plat
comme le Kanon, mais en forme de trapèze isocèle.
Il a entre quarante-huit et soixante-douze cordes métalliques frappées
à l'aide de deux petites baguettes de bois recourbées à un bout et épousant
la forme des doigts à l'autre, et groupées par deux, trois, ou même quatre
sur des petits supports mobiles formant chevalets et permettant ainsi les
changements de tonalité ou bien de mode oriental en les déplaçant.
Il se joue à plat sur les genoux ou sur une petite table.
C'est surtout un instrument d'accompagnement du chant
utilisé la plupart du temps par les ménestrels.

- Le "KAMANI", qui est une petite viole étroite à flancs
droits utilisée dans les campagnes, dans les ensembles
traditionnels, ou bien par les ménestrels.

- Le "DAP", qui est un tambourin à une seule peau de grand diamètre, qui
accompagne souvent les formations composées du Tar et du Kamantcha.

- Le "NAGHARA" ou "DIPLIPITO", qui est un petit tambour à deux caisses
juxtaposées en céramique et à simples faces frappées avec deux
baguettes, et surtout utilisé dans les campagnes lors des fêtes.

L'ENSEMBLE INSTRUMENTAL TRADITIONNEL ARMENIEN SAYAT NOVA
a ainsi contribué à faire connaitre les instruments, la musique, et
les chants traditionnels et courtois arméniens pendant presque 20 ans.

Après sa dissolution dans les années 1980, plusieurs de ses musiciens ont
continué jusqu'à ce jour, sous la direction de Jean-Pierre NERGARARIAN,
à diffuser la musique arménienne avec les mêmes instruments traditionnels dans
un ensemble portant le nom d'un autre grand ménestrel arménien, Goussan DJIVANI :
"Djivani, ensemble arménien de musique du Caucase et d'Anatolie" (Djivani.fr).

De son côté, afin de perpétuer la musique, la danse et les autres
domaines de la tradition arménienne, Gérard SOURENIAN a créé avec
Gérard MADILIAN, joueur de Doudouk qui a également participé à l'Ensemble
Sayat Nova et auteur d'un ouvrage de 232 pages "La Musique Instrumentale
Traditionnelle Arménienne" paru également en anglais sous le titre
"Traditional Armenian Instrumental Music", le site internet ArmenTrad.org
en trois langues, français, anglais et arménien, consulté dans le monde
entier et qu'ils gèrent avec un souci constant de nouveaux ajouts.



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